Conférence Yves RENAUDINEAU, PU-PH PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 06 Janvier 2011 13:52

Conférence RENAUDINEAUEpigénétique et maladies auto-immunes : Le chaînon manquant ?

Laboratoire d'Immunologie - CHU Morvan Brest
EA2216 Faculté de Médecine - UBO

Vendredi 7 Janvier 2011
12h30 - 14h00

Amphi 2 - Faculté de Médecine, 22 av. Camille Desmoulins - Brest

L'épigénétique s'intéresse aux changements stables et héréditaires dans l'expression des gènes sans modification du code génétique. Les éléments de preuve pour impliquer l'épigénétique dans le processus d'auto-immunisation s'accumulent. Premier élément, l'inhibition du processus de méthylation de l'ADN par les DNA méthyl transférases (DMNTs) induit un lupus érythémateux systémique (LES), l'archétype des maladies auto-immunes non spécifiques d'organes, chez l'homme. Chez l'animal, le rôle des lymphocytes a été précisé puisque l'injection de lymphocytes T ou B normaux pré-incubés avec des inhibiteurs DNMT permet de reproduire la maladie. Deuxième élément, les cellules cibles touchées par les défauts épigénétiques varient d'une maladie à l'autre, puisqu'il s'agit des lymphocytes dans le LES, des synoviocytes dans la polyarthrite rhumatoïde, ou des cellules neurales dans la sclérose en plaques. Troisième élément, il a également été montré que le taux d'hypométhylation de l'ADN et/ou d'acétylation des histones des lymphocytes T et B était corrélé avec le stade d'activité de la maladie. Ce défaut est spécifique car il affecte de façon spécifique le jumeau monozygote atteint de la maladie auto-immune. Quatrième élément, à l'échelle cellulaire un défaut épigénétique s'accompagne d'une transcription anormale des gènes normalement réprimés par la méthylation de l'ADN et la déacétylation des histones. Ainsi, les gènes de cytokines, de récepteurs d'activation, et de rétrovirus endogènes peuvent être activés. Cinquième et dernier élément, le processus épigénétique peut être réversé. Par exemple, si l'on bloque la boucle autocrine d'IL-6 dans les lymphocytes B au cours du LES, il est possible de restaurer la méthylation de l'ADN, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour la thérapie.
Bref, même si nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, des avancées majeures dans la compréhension et donc la thérapeutique des maladies auto-immunes mais également des cancers, des maladies cardio-vasculaires, etc... vont apparaitre.
L'épigénétique s'intéresse aux changements stables et héréditaires dans l'expression des gènes sans modification du code génétique. Les éléments de preuve pour impliquer l'épigénétique dans le processus d'auto-immunisation s'accumulent. Premier élément, l'inhibition du processus de méthylation de l'ADN par les DNA méthyl transférases (DMNTs) induit un lupus érythémateux systémique (LES), l'archétype des maladies auto-immunes non spécifiques d'organes, chez l'homme. Chez l'animal, le rôle des lymphocytes a été précisé puisque l'injection de lymphocytes T ou B normaux pré-incubés avec des inhibiteurs DNMT permet de reproduire la maladie. Deuxième élément, les cellules cibles touchées par les défauts épigénétiques varient d'une maladie à l'autre, puisqu'il s'agit des lymphocytes dans le LES, des synoviocytes dans la polyarthrite rhumatoïde, ou des cellules neurales dans la sclérose en plaques. Troisième élément, il a également été montré que le taux d'hypométhylation de l'ADN et/ou d'acétylation des histones des lymphocytes T et B était corrélé avec le stade d'activité de la maladie. Ce défaut est spécifique car il affecte de façon spécifique le jumeau monozygote atteint de la maladie auto-immune. Quatrième élément, à l'échelle cellulaire un défaut épigénétique s'accompagne d'une transcription anormale des gènes normalement réprimés par la méthylation de l'ADN et la déacétylation des histones. Ainsi, les gènes de cytokines, de récepteurs d'activation, et de rétrovirus endogènes peuvent être activés. Cinquième et dernier élément, le processus épigénétique peut être réversé. Par exemple, si l'on bloque la boucle autocrine d'IL-6 dans les lymphocytes B au cours du LES, il est possible de restaurer la méthylation de l'ADN, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour la thérapie.
Bref, même si nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, des avancées majeures dans la compréhension et donc la thérapeutique des maladies auto-immunes mais également des cancers, des maladies cardio-vasculaires, etc... vont apparaitre.

 

Mise à jour le Jeudi, 06 Janvier 2011 14:05
 
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